Se rendre au contenu

Un bilan de santé mentale alarmant

Selon le neurologue et épidémiologiste Christophe Tzourio : « la santé mentale des jeunes se dégrade à une vitesse inquiétante. Il est urgent d’agir ! ».

Et dans son livre Notre jeunesse est en danger - Cri d'alerte sur la santé mentale des jeunes il alerte que : « La santé mentale des jeunes se dégrade, c’est un fait. Aujourd’hui, un étudiant sur deux souffre de stress, d’anxiété ou de dépression. »

C'est une série noire. Le samedi 11 octobre, une enfant de 9 ans a mis fin à ses jours en Moselle, à la suite d'une possible affaire de harcèlement. Le même jour, c'est un jeune adolescent, âgé de 12 ans, qui s'est suicidé. Selon BFMTV, c’est l'illustration d'un mal-être qui semble se diffuser chez les jeunes, au risque même que cette dégradation de la santé mentale touche des Français de plus en plus tôt.

Et d’après une étude récente du Ministère de l’éducation Nationale, environ 15 % des collégiens et 14 % des lycéens présentent un risque important de dépression.

Zoom “ce qu’est la santé mentale”

D’après l'OMS, la santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté . Cependant cette santé mentale peut être compromise surtout chez les jeunes dans nos sociétés actuelles .

Les symptômes principaux du mal-être chez les jeunes sont : le sentiment de solitude ( ¼ des élèves interrogés) , les plaintes psychologique et somatique ( exemple avoir des difficultés à s’endormir ) ou encore des symptômes dépressifs ( comme notamment le manque d’énergie, le fait de se sentir découragé et la difficulté à réfléchir ces symptômes sont très importants chez les lycéens et chez les filles )

Le Ministère de l’éducation nationale propose un numéro vert, national, de la souffrance et de la prévention au suicide est disponible du lundi au dimanche 24h/24, le numéro est le suivant : 3114.

De plus l'application Lyynk est dédiée au bien-être des jeunes c’est une boîte à outils pour prendre soin de son capital santé mentale et renforcer la relation entre les jeunes et leurs adultes de confiance , cette application est gratuite et a été conçue par l’influenceuse Miel. “L'idée, c'est d'essayer de développer un lien quand l'enfant va bien, de manière à ce qu'il puisse s'appuyer sur ses parents ou sur son entourage dès lors qu'il rencontre une situation compliquée." confie Miel. À destination des parents ou des adultes de confiance, de nombreuses vidéos de sensibilisation sont intégrées à l'application LYYNK

Samuel Comblez, psychologue et directeur adjoint de l'Association e-Enfance et du 3018*, évoque différents points.

“On ne parle pas d'une simple hausse du mal-être, je dirais qu'il y a une forme de mutation du rapport des jeunes à leur monde intérieur”

Il défend également qu’ils “ne souffrent pas uniquement de symptômes dépressifs ou anxieux.” Mais que chez les patients qu’il accompagne, “c'est qu'il y a des hyperstimulations émotionnelles, avec en même temps un vide de sens. Ils souffrent d'un isolement qui est assez paradoxal parce qu'ils sont hyper connectés, qu'ils ont des milliers d'amis sur les réseaux sociaux. Et, en même temps, ils sont complètement déconnectés d'eux-mêmes.”

Il défend également qu’ils ne sont “pas soutenus, ils n'ont pas la protection du groupe de pairs qu'on a pu vivre avant d'avoir les réseaux sociaux.” Il rajoute “voi[r] aussi des jeunes qui n'ont pas de projet. Ca joue considérablement sur la santé mentale. Ils n'arrivent pas à se projeter dans un avenir, dans un projet ou dans un monde qui les satisferait.”

Il rajoute être aussi “assez sidéré de voir que les jeunes aujourd'hui ne considèrent plus les adultes et le cadre scolaire comme étant capables de les aider, c'est-à-dire que les deux instances qui sont les plus proches d'eux, dans lesquelles ils passent le plus de temps, ne sont pas évaluées par la plupart des jeunes comme étant des lieux de protection. Et pourtant, quand on est un enfant et un adolescent, on a besoin d'avoir un sentiment de sécurité, on a besoin de se sentir protégé.”


Article publié en décembre 2025, écrit par Lucie K