Un jour dans la presse
L’expérience Journalistes d’un Jour (J1J)
Le mardi 25 novembre, la classe de terminale 3 de M. Ley s’est rendue dans les locaux des DNA de Strasbourg dans le cadre du concours J1J (journalistes d’un jour) pour vivre une journée immersive dans le rôle d’un journaliste.
C’est un concours auquel le lycée Freppel participe depuis de nombreuses années.
En effet, les élèves sont confrontés à eux même pour la recherche du sujet, l’organisation de l’interview et la rédaction elle-même de l’article.
La classe est répartie en plusieurs groupes: une équipe marketing, une équipe de vidéastes et plusieurs groupes de rédacteurs, avec tous un objectif commun: tenter d'apporter un prix au lycée.
Tout au long de la journée, des professionnels du métier ont accompagné les élèves afin d’approfondir leur réflexion et leur donner des précieux conseils pour se mettre dans la peau d’un vrai journaliste.
La remise des prix aura lieu le vendredi 19 décembre, en espérant une victoire parmi toutes ces productions.
Les articles écrits par les élèves ont notamment été publiés sur le site des DNA, et voici l’un de ces articles, qui se porte sur les classes Ulis.
Entre progrès et listes d’attente, le défi des classes ULIS
Encadrée par la coordinatrice Zahira ALOUAHABI, la classe ULIS du collège ERASME de Strasbourg composée d’une quinzaine d’élèves, évolue dans un cadre rassurant et à l’écoute.
“Comment faire?” c’est la question que s’est posée Zahira face à un élève avec des troubles du comportement. Suite à cette situation, elle a pris la décision de se former au certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI). Aujourd’hui enseignante du second degré au collège ERASME de Strasbourg, elle présente sa classe composée d’élèves de différents niveaux.
Une classe pleine de projets
A l’aide de sa collègue, elles épaulent les élèves et leur inculquent une vision moins péjorative du handicap pour leur permettre de s’intégrer plus facilement dans leur classe d’inclusion et dans la vie active. C’est le cas de projets communs comme le voyage à Marrakech organisé avec d’autres classes ou encore leur victoire au concours régional de la mini-entreprise 2023-2024. En effet, ils ont fait la fierté du collège avec leur projet du MYCHUCHOTIS, un casque créé pour la lecture silencieuse, permettant de s’entendre chuchoter et de les aider à réguler leur volume sonore.
Les élèves expliquent aussi n’avoir peu voire aucune appréhension à aller au collège si ce n’est pour se lever à 6h tous les matins. Allant de la sixième à la troisième, ces collégiens ne manquent pas d’ambitions pour leur avenir : conducteur de tram, mécanicien, artiste, policier ou bien encore boulanger… les idées fusent!
Encore beaucoup en file d’attente
Cependant les classes ULIS sont encore bien trop minoritaires et un manque d’effectif est ressenti au niveau des enseignants. Ce métier n’est pas réellement reconnu et n’est pas prisé: “Il faut beaucoup de
patience et il faut les aimer ces enfants”, souligne Zahira.
Mais le manque d’effectif n’est pas le seul souci, l’enjeu financier est un problème majeur, il faut libérer une salle, acheter du matériel adapté, rémunérer les enseignants.
Cette situation est beaucoup plus présente depuis la Loi de 2005 qui autorise tous les élèves en situation de handicap à être inscrit dans une école ordinaire. Depuis, de manière générale, le nombre d’élèves voulant intégrer une classe ULIS a augmenté, mais les places sont limitées et ne répondent pas suffisamment aux besoins des élèves et des parents. Heureusement chaque année, deux à trois classes ULIS ouvrent leurs portes, montrant une inclusion et une prise en compte de la diversité.
Article publié en décembre 2025, rédigé par Anaïs et Ella